L’interview de Natacha ma cuisine sans gluten

macuisinesgNatacha sait qu’elle est cœliaque depuis toujours ou presque. En effet c’est à l’âge de 6 mois, après la diversification que « l’enfer » commence « J’étais triste, je ne mangeais plus, j’avais des problèmes digestifs et des médecins ont même dit à mes parents que j’allais mourir… ». À l’époque la maladie cœliaque est mal connue, heureusement pour elle, quelqu’un se penchera sur le sujet ! C’est ce qui la sauvera.

Pourquoi un blog ?  L’histoire de son blog a commencé le 10 février 2007. Les blogs de recettes commençaient à bien se développer et Natacha trouvait la démarche intéressante. À ce moment là, le sans gluten était encore rare sur la toile. C’est poussé par son mari, qu’elle se lance. Sa première recette sera dédiée à sa grand-mère avec le biscuit de savoie. Son blog est une ode à la gourmandise qui prouve que sans gluten ne signifie pas sans plaisir.


  • Comment définiriez-vous le mode de vie « sans gluten » ?

Pour moi ce n’est pas tant un « mode de vie » plutôt que des bonnes habitudes qui ont un caractère obligatoire pour rester en bonne santé. En effet, je mange sans gluten car je suis cœliaque. La maladie cœliaque est une maladie auto-immune. C’est une intolérance permanente au gluten qui provoque une atrophie villositaire (destruction des villosités de l’intestin grêle). Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique.

  • Comment êtes-vous venue à cuisiner sans gluten ? Souffriez-vous de symptômes ?

J’ai appris à cuisiner avec ma maman et ma grand-mère. Etant cœliaque depuis la petite enfance, c’est assez naturel pour moi de cuisiner sans gluten.

  • Quelles améliorations avez-vous pu constater en éliminant le gluten de votre alimentation   ? Ces « changements » sont apparus après combien de temps ? 

J’ai été diagnostiquée quand j’étais bébé et on m’a raconté que j’ai été rapidement mieux à partir du moment que l’on a éliminé le gluten de mon alimentation.
Quand j’ai eu 13 ans, on m’a dit que j’étais « guérie ». A cette époque, le cors médical avait la théorie qu’on pouvait guérir de la maladie cœliaque (ce qui n’est plus le cas, il est confirmé que c’est une maladie à vie). J’ai eu une adolescence « normale » et j’ai mangé avec gluten pendant 7 ans.

A l’âge de 20 ans, je suis retombée malade. Symptômes classiques de la maladie coeliaque : troubles digestifs, anémie, fatigue etc. A partir du moment que le diagnostique de la maladie coeliaque a été posé 20 ans après la 1ère fois, j’ai réappris à cuisiner sans gluten. Et rapidement j’ai été mieux : moins de troubles digestifs, j’ai retrouvé ma forme et mon énergie. Je ne me rappelle pas précisément combien a duré le « rapidement », mais en quelques semaines, j’allais mieux !

Grâce à l’AFDIAG (Association des Intolérants au Gluten), j’ai eu toutes les bases pour apprendre à lire les étiquettes, à savoir quels aliments je devais enlever de mes placards. Et finalement si vous aimez cuisiner, ce n’est pas si compliqué ! Et c’est ce que je souhaite véhiculer sur mon blog : partager une gourmandise sans gluten.

  • Est-ce facile de vivre sans gluten ou est-ce parfois handicapant (quand on se rend chez des amis, quand on va au restaurant…) ?

Ce qui est le plus difficile quand on mange sans gluten est qu’on ne peut pas improviser facilement. Impossible de s’arrêter dans une boulangerie acheter un petit en cas. S’il y a quelque chose d’handicapant, c’est bien cela. Aussi il faut anticiper, prévoir des biscuits dans son sac etc.

Quand on va chez des amis, le mieux est de bien expliquer les choses. J’ai écrit sur le sujet et cela aide mes amis. Et en général, j’apporte le dessert sans gluten car c’est le plat qui pose souvent le plus de difficulté à mes hôtes. Il y a de plus en plus de restaurants « sans gluten ». Quelques guides sont sortis d’ailleurs et l’AFDIAG répertorie aussi ceux-ci. Sinon, il faut expliquer (encore) et choisir des plats les plus simples possibles !

Evitez par exemple les fritures souvent contaminées ou les sauces liées avec de la farine. Mais une viande grillée avec des haricots verts passent très bien et rien ne vous empêche d’avoir des bons moments de convivialité en famille ou entre amis. Les restaurateurs sont aussi de plus en plus familiarisés avec les « allergies ».

  • Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite se mettre à la cuisine sans gluten ?

Le premier conseil est de ne pas rechercher les mêmes consistances surtout pour le pain par exemple.
Le second conseil est de ne pas se décourager. Chercher à faire simple les premières fois.
Enfin cuisiner avec gourmandise et l’envie de découvrir de nouveaux goûts et nouvelles saveurs !

  • Quels sont vos aliments de prédilection ?

Le chocolat pour la gourmandise.
J’aime faire des gâteau avec de la farine de châtaigne. Ce qui est passionnant avec la cuisine sans gluten est la découverte d’un nombre impressionnant de farines sans gluten qui ne sont pas « fades » comme la simple farine de blé !


Ses liens web /

Blog

Facebook 

Instagram