Après cette période vraiment particulière où nous avons tous pris le temps de faire le point sur nos modes de vie et sur l’état de notre planète, voilà que les vacances arrivent !

Si vous êtes dans le même mood* que nous, vous ressentez certainement le besoin de « faire autrement » cette année : voyager moins loin, profiter de ses proches, ne pas s’entasser les uns sur les autres, consommer mieux… C’est aussi le moment de prendre véritablement conscience que l’écologie n’est pas une lubie mais la seule et unique réponse à un monde qui ne tourne plus rond. On l’a vu, pendant cette pandémie, la nature a repris ses droits et c’était beau à voir : réapparition des animaux, baisse de la pollution… Alors quid de demain ?

Chez Léopold, on a envie que ça continue et on compte bien agir dès cet été pour ça ! Si côté alimentation et zéro-déchet, de plus en plus de personnes font attention, il reste un point sur lequel nous voulions alerter : les protections solaires ! Obligatoires pour se protéger des UV qui sont nocifs à court et long terme (UVB : coup de soleil et risque d’apparition de cancer cutané et UVA : vieillissement prématuré de la peau), il faut néanmoins faire attention à bien les choisir.

*Mood: humeur, état d’esprit. 

Le fléau des crèmes solaires « chimiques »

Dans le commerce, on trouve deux types de crèmes : les crèmes avec filtres chimiques et les crèmes avec filtres minéraux. Les premières pénètrent l’épiderme pour créer une couche filtrante tandis que les deuxièmes se déposent en surface pour réfléchir les UV du soleil.
Rien qu’au nom, vous vous doutez que la première option ne nous réjouit pas et pour cause ! Non seulement, il vous faudra attendre 20 à 30min après application pour qu’ils fassent effet mais ils s’avèrent aussi être plus allergisants et sont souvent suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Mais ce ne sont pas les seuls points noirs ! Passé le côté « santé », il y a aussi les problèmes que ces filtres causent d’un point de vue environnemental. Bien souvent issus de la pétrochimie, ils sont néfastes pour la faune marine. Pour vous donner un ordre d’idée, chaque année ce sont près de 25 000 tonnes de crème solaire qui finissent dans les mers et océans. Sur cette immense quantité, 4 000 tonnes se déposent sur les massifs coralliens et perturbent leur croissance et leur reproduction conduisant alors à leur blanchissement et plus largement à leur mort.
On estime ainsi qu’en 2050, 90% de la grande barrière de corail (située dans le pacifique), qui n’est rien d’autre qu’une des 7 merveilles naturelles du monde, aura disparu ! Hors ce sanctuaire marin est d’une importance écologique cruciale pour la planète et la conservation de la biodiversité ! De plus en plus de pays dans le monde ont d’ailleurs fait le choix d’interdire l’usage de solaires à base de filtres chimiques à cause de ces conséquences catastrophiques.

La crème solaire bio : une alternative safe à tout point de vue ?

En bio, aucun filtre chimique n’est toléré dans les crèmes solaires. Pour la protection, les filtres seront donc 100% minéraux et naturels ! Contrairement aux filtres chimiques, ceux-ci vous protègent immédiatement. Ils constituent une barrière protectrice qui reflète les UV du soleil qui ne peuvent donc pas atteindre la peau.
Comme le reste de la composition doit lui aussi être « propre », c’est-à-dire composé à 95% de produits d’origine naturelle (exit parabènes, silicone, parfum de synthèse !) votre santé et celle des fonds marins sont protégées. On retrouve par exemple dans leur composition des huiles végétales qui vont prendre soin de la peau, l’hydrater et la nourrir. La plupart sont également hypoallergéniques. Bref en plus de protéger votre peau, les crèmes solaires bio la chouchoutent et comme elles sont totalement biodégradables, elles ne polluent pas !
Côté texture, vous pouvez aussi être rassuré(e) ! L’utilisation des filtres minéraux a bien évolué. L’effet pâte blanche qui pouvait exister il y a quelques années n’est plus d’actualité. Les produits s’appliquent désormais plus facilement, sans laisser de traces. Et les progrès ne s’arrêtent pas là puisqu’il existe même des formules teintées !

Les filtres minéraux, quézako ?

Il en existe seulement deux ! Le dioxyde de titane. (INCI « titanium dioxide ») et l’oxyde de zinc (INCI « Zinc Oxide »). Tous deux se présentent généralement sous forme de poudre blanche. C’est eux qui agissent comme des petits miroirs pour éviter que les UV n’atteignent la peau. Leur concentration en tant que filtre solaire ne doit pas excéder 25% du produit fini. Parfois décriés à cause de leur présence sous forme de nanoparticules, qui ont pour réputation d’être nocives pour la santé, leur utilisation en bio est strictement réglementée. Chez Léopold, nous avons de toute façon fait le choix de ne soutenir que des marques n’utilisant pas les nanoparticules dans leur formule.

Chaque année ce sont près de 25 000 tonnes de crème solaire qui finissent dans les mers et océans.

Sachez que si un produit contient des nanomatériaux, la mention [nano] doit figurer sur la déclaration d’ingrédients. Pour ce qui est des indices de protection (SPF), la réglementation européenne est très stricte pour tous les produits solaires ! Un produit bio aura donc subi les mêmes tests en laboratoire qu’un produit conventionnel et sera donc tout aussi efficace.

Les contraintes sont d’ailleurs plus importantes en bio puisque les solaires doivent répondre à une double exigence : celle du règlement cosmétique Européen et celle de la certification bio qui vérifient de nombreux autres critères : qualité des matières premières, process de fabrication non polluants…

Quoi qu’il en soit, veillez à bien vous protéger, à utiliser suffisamment de crème et à répéter l’application toutes les 2h maximum. Et stop aux idées reçues ! Même par temps nuageux, protégez-vous car les nuages n’arrêtent pas le rayonnement UV. Réservez les grillades à vos barbecues plutôt qu’à votre dos et à vos joues !

À la page suivante, découvrez notre rencontre avec les Laboratoires de Biarritz !