C’est de saison : La tomate

Dans la famille des légumes-fruits d’été, je demande les Solanum lycopersicum plus communément appelée tomates ! Pleines de vitamines, elles nous feront rougir de plaisir pour leurs saveurs et leurs couleurs variées ! Rondes, allongées, grosses, petites, côtelées, rouges, noires, vertes, jaunes…

Les variétés ne manquent pas et évoluent au fil de la saison, avec une préférence toutefois pour les variétés anciennes dont les qualités gustatives sont sans appel par rapport à leurs cousines rondes. Véritable atout santé quand elles sont bio, elles regorgent de bienfaits dont il serait dommage de se priver. Surtout si vous voulez la retrouver ou la garder… la ligne !

Naturellement sucrée et gorgée d’eau (95%) et de fibres, la tomate est un légume à privilégier pour se faire plaisir sans prendre de poids. Son bilan calorique étant extrêmement faible (environ 17kcal pour 100g), vous pourrez en manger sans restriction, d’autant plus que les fibres qu’elle contient auront un effet sur votre satiété ! Nul besoin de préciser que si vous la noyez dans un océan d’huile ou sous une montagne de mozzarella, l’effet « minceur » s’annule ! Ça va de soi… Source de vitamines (A, C, B9…) et de minéraux, elle vous permettra aussi de garder la forme et faire le plein d’énergie.

Le bon rouge tomate

L’atout principal des tomates rouges réside dans un pigment qui entre dans leur composition : le lycopène. De la famille des caroténoïdes, ce pigment naturel est responsable de leur belle couleur rouge qui nous met de bonne humeur. (Ce n’est pas pour autant que les autres variétés de tomates notamment jaunes ou oranges ne présentent pas d’intérêt nutritionnel puisqu’elles renferment quant à elles des bêta-carotènes !). Mais au-delà d’apporter de la couleur, des études ont montré que le lycopène était surtout un très bon antioxydant (molécule capable de neutraliser ou de réduire les dommages causés par les radicaux libres dans l’organisme) qui permettrait entre autres de réduire les agressions causées au foie par une alimentation trop grasse. Le profil nutritionnel complet des tomates associé au lycopène, serait également intéressant pour renforcer la richesse et la diversité du microbiote et réduire les inflammations en limitant la prolifération des mauvaises bactéries. Pour bénéficier de ces effets positifs, il faudrait manger 2 à 3 tomates par jour soit environ 6mg. Il est également possible de consommer des produits sans sucre ajouté comme des sauces tomates, des jus, des conserves qui seront aussi un bon apport… D’autant que la cuisson des tomates et l’ajout de « bonnes » matières grasses permettraient d’augmenter sa biodisponibilité (meilleure absorption par l’organisme).

Hybrides ou anciennes : une question de goût !

Les tomates anciennes dites de « population » sont quant à elles des variétés stabilisées issues de croisements (très souvent naturels) sur plusieurs générations et dont les graines peuvent être ressemées sans souci. Certaines variétés ont été obtenues il y a plus d’un siècle comme la Cœur de Bœuf par exemple. Si leurs saveurs sont sans égales, elles sont par contre plus difficiles à cultiver (rendement 5 fois plus faible, moins de résistance aux différents parasites…) et présentent des coûts plus importants pour les producteurs et donc les consommateurs car le travail en amont est plus dur que pour leurs cousines hybrides : préparation des sols, choix méticuleux des plants, régulation du climat de la serre et des fréquences d’arrosage…

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