Journée sans téléphone où comment prendre le problème à l’envers

Est-ce que la vraie question à se poser est de savoir si nous sommes capables de nous passer de téléphone ? Chez Léopold on pense que non ! Sachant qu’un Français consulte son portable, en moyenne, 27 fois par jour, ce n’est probablement pas une journée par an qui y changera quelque chose. D’autant plus que nous l’utilisons pour tout, notamment pour le travail ! C’est un fait le mobile fait partie de notre quotidien… Difficile de faire autrement.

Par contre, là où l’on pense qu’il est intéressant de s’interroger c’est plutôt sur son impact environnemental car si celui sur notre santé divise encore, celui sur notre planète, lui, est indéniable. Ok nous ne nous passerons certainement plus jamais de cet objet mais nous pouvons par contre changer notre manière d’appréhender son utilisation !

De sa fabrication à sa destruction : un fardo pour notre planète 

Journée sans téléphone

50, c’est le nombre de smartphones vendus dans le monde chaque seconde soit environ 1,56 milliard par an. Il faut savoir que 80% de l’impact environnemental d’un téléphone portable est dû à sa fabrication. Quand on sait que la construction de ce dernier nécessite plus de soixante-dix matériaux et une cinquantaine de métaux, on comprend rapidement le problème. Ainsi, l’exploitation des mines, par exemple, conduit à la destruction d’écosystèmes et entraine la pollution des eaux, de l’air et des sols. Tout cela sans compter également sur la multitude de traitements subis pour purifier, affiner…

Niveau destruction, même constat, la dégradation des matériaux qui composent l’équipement est plus que difficile. Ne parlons même pas de ceux qui font encore l’affront à notre terre, de jeter le téléphone dans leur poubelle. Là le bilan est plus que catastrophique !

Bref un téléphone portable de sa création à sa destruction porte atteinte à la biodiversité à cause de l’appauvrissement des ressources, des rejets toxiques dans l’environnement et de l’émission de gaz à effet de serre qu’il génère. Et il est important d’en prendre conscience si nous voulons modifier nos modes de consommation de manière vertueuse !

Alors on fait quoi pour limiter son impact ?

Déjà on commence par observer son propre comportement face au portable. Est-ce qu’on en change régulièrement ? Si oui pour quelle raison ? Franchement si l’argument premier est que votre opérateur vous le propose avec votre renouvellement de forfait, réfléchissez-y à deux fois. Voilà ce qu’on vous conseille plutôt de faire :

– Conservez votre téléphone portable tant qu’il fonctionne !
Les usagers ont aujourd’hui tendance à changer leur appareil tous les deux ans en moyenne, voire même tous les ans pour les plus jeunes et c’est beaucoup trop !
– Faites-le réparer.
Problème de batterie ? Vous pouvez la faire changer. Idem pour un écran cassé.
– Choisissez-le en fonction de vos besoins et pas plus !
Vous savez, par exemple, que plus la taille de l’écran est grande plus l’impact environnemental est élevé ?
– Pensez « reconditionné » plutôt que neuf.
Il y a des multitudes de possibilité sur le web et par la même occasion recyclez correctement votre ancien téléphone. Il existe une filière spécifique qui permet de récupérer les métaux et minerais contenus dans votre mobile pour les réutiliser dans la fabrication d’autres équipements électriques et électroniques ! S’il fonctionne encore, offrez-le, vendez-le mais ne le laissez pas trainer dans un tiroir.

Fairphone, vous connaissez ?  

Journée sans téléphoneIl s’agit d’une entreprise néerlandaise, créatrice de smartphones. Aujourd’hui ses productions intègrent des contraintes environnementales et prennent en compte le commerce équitable : l’objectif étant de créer un smartphone diminuant au maximum son impact écologique. Le Fairphone est donc un portable unique qui dispose de l’indice maximal de réparabilité, qui s’approvisionne de manière responsable et qui agit par la même occasion pour le bien-être des salariés ! Pas mal non ?

Le téléphone est envoyé sans chargeur, ni câble. L’idée est que le consommateur en commande un seulement s’il en a besoin, le chargeur étant universel il est possible qu’il en possède déjà un. Belle initiative pour lutter contre la surconsommation et le gaspillage !

L’info en plus :

Un amendement voté le 9 décembre dernier obligera dès 2022 les opérateurs à indiquer les émissions de gaz à effet de serre correspondantes à la consommation de données de leurs abonnés. Est-ce que la mesure poussera l’utilisateur à se questionner sur l’impact de sa consommation ? Là est la question. Ce qui est sûr, c’est que nous avons un rôle à jouer !