Permaculture : comment se lancer ?

EN THÉORIE

Bien que la première utilisation du terme apparaisse dans les années 70, la permaculture tire ses influences du 20ème siècle. Constatant les dégâts de l’agriculture « intensive » certains cherchent déjà de nouvelles alternatives afin d’y remédier à l’époque.

« C’est une méthode d’agriculture et de design fondée sur l’observation de la nature et de ses cycles, puis sur la collaboration avec l’environnement ». Graham BURNETT

permacultureLa permaculture s’inspire du fonctionnement de la nature, qui sait créer des écosystèmes harmonieux et durables depuis des milliers d’années. C’est un mode d’action qui prend en considération la biodiversité de chaque écosystème.

Dans l’idée, la permaculture ambitionne une production agricole durable, la plus économe possible – au niveau manuel ou mécanique – en posant comme premier principe le respect des êtres vivants ainsi que leurs relations réciproques ; en laissant à la nature le plus de place possible.

Comme dans la nature où tout est relié, la permaculture crée des interactions positives où chaque élément remplit des fonctions. Ainsi par exemple, planter de l’ail au milieu de ses tomates permet de se nourrir mais aussi d’agir contre le milediu, tout en aérant la terre par son système racinaire. On construit un environnement où les déchets des uns deviennent les produits des autres.

« On construit un environnement où les déchets des uns deviennent les produits des autre ».

Les différentes étapes et principes de la permaculture :

  1. L’observation : Etablir un diagnostic du terrain. Étudier la faune et la flore « sauvages » présentes. L’observation doit être continue, car ces données sont susceptibles d’évoluer.
  2. Définir les limites: Il s’agit des limites spatiales et personnelles (physiques, matériels) que l’on s’impose. C’est aussi le moment de se fixer un calendrier des cultures et de quantifier vos besoins de production. Attention : la surproduction engendre systématiquement du travail supplémentaire et peut rapidement se révéler contradictoire avec la philosophie initiale de la permaculture) : ainsi, il faut cultiver et consommer ce dont on a besoin en redistribuant les éventuels surplus.
  3. Les ressources : Dresser un état des lieux : apport financier nécessaire, nombre de personnes impliquées, besoins de production puis la liste des cultures que l’on souhaite.
  4. Créer la synergie la plus adéquate entre les éléments listés en phase « ressource » ainsi que l’organisation pratique et esthétique que l’on souhaite obtenir.
  5. La mise en pratique. C’est le plus gros du travail « physique ». Mieux il sera exécuté, plus la maintenance sera légère et simple.
  6. L’entretien nécessaire : ajout de matière organique et végétale, entretien des bordures définies, puis ajustement des cultures pour préserver ou développer l’équilibre du jardin…

En page 2, la pratique …