La pêche durable selon Sea Shepherd

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À l’occasion de la semaine de la pêche responsable, nous sommes partis à la rencontre de Renaud Leopold du groupe local Sea Shepherd en Vendée.

Bonjour Renaud, pouvez-vous nous expliquer rapidement ce qu’est Sea Shepherd s’il vous plait ?

Sea Shepherd est une ONG fondée par Paul Watson en 1977. Elle prône avant tout l’action directe. Sea Shepherd est 100% indépendante et ne bénéficie d’aucune subvention d’Etat, afin de garantir sa liberté de parole et d’action. Les dons faits à l’association permettent en revanche de bénéficier d’une déduction fiscale de 66%.

Quelles sont les principales actions que vous menez ?

Nous travaillons sur trois axes majeurs :

  1. Dépasser la seule protestation et intervenir de manière active et non violente dans les cas d’atteintes illégales à la vie marine et aux écosystèmes marins.
  2. Exposer les abus et les pratiques non durables ou non éthiques d’atteinte à la vie marine et à l’intégrité des écosystèmes marins en alertant les médias et l’opinion publique.
  3. Sensibiliser l’opinion publique au lien essentiel qui nous relie à l’océan à travers diverses interventions en festivals, écoles, organisation de conférences, expositions, publications, films, etc…

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Quels sont les grands principes de la pêche responsable ?

Pour nous, toute action qui mène à la mort d’un animal est condamnable. Mais dans un sens plus large on peut considérer que ce qui est « durable » respecte les impératifs de subvenir à nos besoins sans mettre en péril la pérennité de l’environnement pour les générations à venir.

 Il faut cesser de croire que tout nous appartient, alors que nous ne sommes que les composantes d’un écosystème.

Quelles sont les habitudes qui ne peuvent plus durer, selon vous ?

En matière de pêche comme dans bien d’autres, il faut cesser de croire que tout nous appartient, alors que nous ne sommes que les composantes d’un écosystème. Tous les travers de notre mode de vie viennent de l’industrialisation, dans tous les champs d’application.

En matière de pêche toujours, cette industrialisation s’exprime par l’utilisation de moyens et de pratiques qui visent à générer plus de bénéfices pour l’homme, au détriment de l’environnement. La pêche au chalut pélagique sur des zones de reproduction est le phénomène que nous pouvons le plus facilement observer sur nos côtes. Mais également la masse de déchets générée pas le monde de la pêche et que nous retrouvons régulièrement sur nos plages.

Comment s’impliquer davantage dans la défense et la protection des océans ?

L’industrialisation de la production alimentaire est celle qui touche le plus notre environnement. Mais c’est aussi celle sur laquelle nous avons le plus de pouvoir. En effet, nos choix de consommateurs font de nous la première puissance mondiale. Changer nos habitudes alimentaires est un moyen formidable pour réduire notre impact de super pollueur.

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça ne se vende plus ! est une lapalissade de Coluche qui prend tout son sens dans notre modèle économique ».

 

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Si vous souhaitez vous impliquer davantage dans la défense et la protection des océans et apporter votre soutien à Sea Shepherd sachez qu’une collecte est organisée le 23 février à La Roche-sur-Yon.

Cliquez ici, pour savoir quels poissons consommer sans nuire à la planète.

Pour plus de renseignements et d’actualités concernant l’association, rendez-vous sur leur site internet.