Zéro déchet au féminin

Cotons à démaquiller, protections périodiques… L’hygiène féminine « jetable » est probablement celle que connait la plupart des femmes. Malheureusement sous leurs airs pratiques, ces produits sont une aberration écologique et sanitaire.

Une femme utilise en moyenne 6 cotons par jour soit 2100 cotons par an. Hors la culture du coton conventionnel, bien qu’elle ne représente que 2 à 3% des terres cultivées, consomme par contre 24% des pesticides mondialement produits (dont certains classés par l’OMS comme « hautement dangereux » ou « extrêmement dangereux »). Sans compter les énormes quantités d’eau qu’elle nécessite et le blanchiment qui exige fréquemment l’utilisation de chlore et autres produits chimiques.

Même constat pour l’hygiène intime. En France, c’est 2 milliards de protections périodiques qui sont jetées chaque année. Une femme à elle seule jette environ 10 000 à 15 000 tampons ou serviettes dans sa vie. Sachant qu’il faut 500 ans à ces produits pour se dégrader (autant qu’une bouteille en plastique !) on comprend vite l’impact négatif pour la planète. Comme pour le coton, les industriels n’hésitent pas non plus à utiliser des produits pétrochimiques et des molécules à risque potentiellement toxiques et cancérigènes : dioxine, formaldéhyde, glyphosates, pesticides organochlorés et pyréthrinoïdes, hydrocarbures aromatiques polycycliques, composés organiques halogénés. Bref, des tas de substances dont le nom fait peur et qu’on n’a pas envie d’avoir dans la culotte.

Chez Léopold on prône l’éco-féminité. Exit le chimique ! Place au durable made in France ! Voici nos conseils pour être bien dans votre peau et dans votre slip.

Démaquillage

Simples d’utilisation, les carrés réutilisables permettent un démaquillage efficace. Il suffit des les laver après usage (avec du savon de Marseille par exemple) puis de les mettre dans un filet à la machine quand vous avez du linge à laver (40°).

Quantité : une quinzaine dans l’idéal.

Durée de vie : 6 ans environ.

Astuce : pour les conserver au mieux, tous les 6 mois, on les fait tremper dans une bassine avec 3 cuillères de cristaux de soude, du vinaigre blanc et de l’eau chaude, avant de les rincer et de les passer en machine.

Côté matière, nous avons sélectionné les deux qui correspondent au mieux à nos critères d’exigence en termes de qualité et d’écologie.

Le coton :  Les carrés en coton bi- faces (certifié GOTS*) ont un côté idéal pour les laits démaquillants, les crèmes épaisses… et un autre côté pour les lotions et eaux florales. Ils conviennent aux peaux sensibles.

Le plus : Pas d’insecticide, pas de pesticide, pas d’OGM.
Le moins : Malgré le label GOTS, une grande quantité d’eau.

L’eucalyptus :  plus précisément la viscose d’eucalyptus (Tencel). Ils sont adaptés à tous les types de produits même au maquillage waterproof. Douce et souple, cette viscose est en plus respectueuse de la nature grâce à un procédé de transformation qui se fait en circuit quasi fermé avec un solvant recyclable !

Le plus : Convient même aux peaux sensibles et ne pollue pas la planète.
Le moins : Un procédé de transformation écologique qui rend son coût plus élevé.

lot-de-10-carres-demaquillants-lavables

Hygiène intime

LA COUPE MENSTRUELLE

Revenue sur le devant de la scène il n’y pas si longtemps, la cup existe en fait depuis 1930. Elle remplace efficacement les tampons dont la composition et l’impact sur la flore vaginale laisse à désirer. Il s’agit d’un réceptacle en silicone médical hypoallergénique qui permet de recueillir le flux. Disponible en deux tailles (en fonction de l’âge, du flux…), la mise en place peut impressionner mais n’est pas si compliquée. Le tout est d’apprendre à bien connaître son corps. On n’hésite pas dans un premier temps à s’entrainer à la maison ! Si la cup est bien placée, on l’oublie très rapidement.

Bon à savoir : pour la retirer il suffit de pincer la base (et non la languette). Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’est  logiquement pas nécessaire de la laver entre deux usages. Au besoin un peu d’eau suffira. En fin de cycle, il vous suffira de la stériliser 5 minutes à l’eau bouillante.

Durée de vie : Une dizaine d’année

LES PROTECTIONS EN TISSU

Aussi absorbantes que les jetables, les protections Plim que nous avons sélectionnées se composent de coton bio GOTS idéal pour les peaux sensibles et muqueuses. Au contact de la peau, le coton capte rapidement le liquide et le dirige vers le centre de la serviette pour un effet « au sec ». Le tissage spécifique des membranes du « noyau » guide quant à lui le flux dans la longueur pour un effet drainant et une absorption efficace. Celle-ci ainsi que la finesse ont d’ail- leurs été travaillées avec l’Institut Français du Textile, tout comme l’imperméabilité et la respirabilité qui permettent de garantir un résultat sans fuite, sans macération et donc sans odeur pour un confort optimal. Bref ça respire ! Le système de double pression, permet d’adapter la plim facilement. Quand il faut la changer, il suffit de fermer la précédente et de la plier sur elle-même (ou de la placer dans une pochette) sans aucun risque.

Pour le lavage :  la règle est simple, laver à l’eau à température du corps (le froid resserre les fibres et emprisonne le sang alors que le chaud va le cuir et donc le fixer). Le lavage en machine (30°ou 40°) est égale- ment parfaitement adapté et ne tachera pas le reste de votre linge !

Quantité : 5 à 15 plims, (ce qu’il faut pour 2 jours), le temps de laver/sécher

Durée de vie : 5 ans environ

NB : Les produits Plim sont confectionnés dans un atelier du Poitou organisé en coopérative SCOP (participative et équitable). 15 couturières travaillent sur la production avec rigueur et exigence.

 coupe-menstruelle serviette hygienique reutilisable