Rencontre avec Le jardin de Quentin

Qu’est-ce que le Jardin Quentin, quelle est son histoire ?

Nous nous sommes installés mon mari et moi en 1999 en hors cadre familiale en travaillant d’abord en circuit de gros, en 2007 nous rencontrons les Amaps et commençons à livrer notre première livraison en mai 2008 et passons une partie de notre jardin 6 hectares en bio tout en diversifiant nos productions et nos circuits de ventes : Amaps, magasin de producteurs, Marché de Léopold.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer votre « jardin » ?le jardin de quentin

Nous sommes deux passionnés de notre métier, nous nous sommes rencontrés à l’école d’agriculture à Objat en Corrèze. Pour ma part je suis petite fille et fille de maraichers sur la métropole bordelaise c’était pour moi une évidence.

Pouvez-vous nous parler de votre exploitation ?

Aujourd’hui notre exploitation couvre 0,5 hectares de serres en bio 1 hectare en 2ème année de conversion bio, 6 hectares de pleins champs en bio et 3 hectares en conventionnel. Nous cultivons quarante espèces différentes sur l’année en favorisant le circuit-court pour nos ventes, cela nous permet d’être à l’écoute de nos clients.

Comment y travaillez-vous ? Quelles démarches écoresponsables avez-vous mises en place au quotidien ?

Nous essayons de travailler au maximum avec des fournisseurs locaux, d’utiliser du paillage biodégradable pour nos cultures. Tous nos emballages sont recyclables et nous choisissons des variétés adaptées à notre terroir comme par exemple la galeuse d’Eysines

Tous nos emballages sont recyclables et nous choisissons des variétés adaptées à notre terroir comme par exemple la galeuse d’Eysines

Quels produits cultivez-vous en bio ?

Nous avons les courges, le poireau, le topinambour, l’épinard, la mâche, la salade, les courgettes, les tomates, les aubergines, les poivrons, le persil, la patate douce, les choux, les betteraves, les radis roses, les navets paquets, le persil, le basilic…

Que retrouve-t-on au Marché de Léopold ?

En saisons les tomates, les poivrons, les aubergines, les salades puis les poireaux, les mâches, les épinards, les salades, les patates douces, les betteraves…

Un conseil, une recette à nous conseiller ?

Quiche aux feuilles de betteraves et fromages de chèvre. Faites blanchir les feuilles de betteraves, hachez-les. Préparez l’appareil à quiche, ajoutez du fromage de chèvre, enfournez.

Selon vous, les consommateurs prennent-ils suffisamment conscience de l’importance de consommer des produits de saison et au plus près de chez eux ?
producteur local

Nous avons vu les mentalités évoluer depuis notre installation, notre clientèle en est pleinement consciente, mais le plus dur c’est de convaincre les personnes qui ne vont jamais au marché, qui ne vont que dans les grandes surfaces, qui elles ne sont pas assez sensibilisées aux problèmes environnementaux.

Est-ce que vous rencontrez plus de difficultés qu’auparavant dans votre travail de maraicher notamment à cause du réchauffement climatique ? Cela vous inquiète-t-il ?

Depuis notre installation nous avons subi deux grosses tempêtes qui ont détruit nos serres, et quatre orages de grêle, des épisodes de canicule, la fréquence et la violence des incidents climatiques sont beaucoup plus violents qu’auparavant.
Bien sûr que cela nous inquiète, mais nous devons nous adapter, avoir des abris pour protéger nos cultures, travailler sur buttes, avoir des systèmes d’arrosage performants, bien choisir nos variétés de légumes et ne jamais baisser les bras.

Aujourd’hui nous voyons arriver les premiers petits enfants de nos premiers clients qui connaissent les saisons des fruits et légumes, le goût des vrais légumes…

Un petit message pour conclure ?

Malgré l’humeur noire de beaucoup de personnes, nous sommes confiants en l’avenir. Aujourd’hui nous voyons arriver les premiers petits enfants de nos premiers clients qui connaissent les saisons des fruits et légumes, le goût des vrais légumes… Le lien avec la terre est recréé grâce à notre travail.